
La
dimension sacerdotale du ministère apostolique
Par Philippe Rolland
Extrait du livre «Ambassadeurs du Christ», aux éditions «Lire la
Bible»
Il reste à examiner une divergence importante entre la
conception protestante et la conception catholique du ministère.
Aux yeux des catholiques, le ministère des apôtres, des évêques
et des prêtres est un véritable sacerdoce, car il comporte la
mission d'offrir le corps et le sang du Christ, ainsi que de
remettre les péchés1. Au contraire,
pour la Réforme, la fonction principale du ministère est
d'annoncer l'Évangile, de le prêcher et de l'expliquer; il n'a
pas de dimension ou d'aspect sacrificiel
2.
Que nous dit exactement le Nouveau Testament sur cette question
?
La naissance d'un vocabulaire sacerdotal
Dans la première épître aux Corinthiens, Paul fait un parallèle
entre le sacerdoce de l'Ancien Testament et le ministère de la
Nouvelle Alliance :
Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du culte sont
nourris par le Temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à
ce qui est offert sur l'autel ? De même, le Seigneur a ordonné à
ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile (1 Co 9,
13-14).
Paul est ainsi l'initiateur d'une réflexion théologique qui se
poursuivra dans l'Église patristique. A ses yeux, l'Ancien
Testament est la préfiguration des réalités de l'Alliance
nouvelle (1 Co 10, 1-11; Rm 15,4) ; par conséquent, le sacerdoce
israélite était la préfiguration des moyens de salut que le
Christ a donnés à son Église. Le signe en est que, de même que
dans l'Ancien Testament Aaron et ses descendants, ainsi que les
lévites, avaient le droit de percevoir la dîme sur les laïcs
(Nb18,28), de même dans la Nouvelle Alliance les ministres de
l'Évangile en vivent, car l'apostolat est un culte (Rm 15,16).
Dans la ligne de saint Paul, la Didachè, écrit que tous
s'accordent à dater du Ier siècle, attribue aux prophètes
chrétiens le titre de « sacrificateurs » :
Tout prophète authentique qui veut s'établir chez vous mérite sa
nourriture. De même, le didascale authentique mérite lui aussi
sa nourriture, comme l'ouvrier. Tu prélèveras donc les prémices
de tous les produits du pressoir et de l'aire, des boeufs et des
brebis, et tu les donneras aux prophètes, car ils sont vos
grands sacrificateurs 3.
De même, Clément de Rome établit un parallèle entre le sacerdoce
de l'Ancien Testament et le culte chrétien. Dans l'Ancien
Testament,
au grand sacrificateur des fonctions particulières sont confiées
; les sacrificateurs ont leur place, les lévites leur service,
le laïc les obligations des laïcs 4.
Pareillement, dans l'Église, les apôtres ont été établis par le
Christ, comme lui-même avait été envoyé par le Père, et les
apôtres ont eux-mêmes établi des évêques et des diacres, ainsi
que des presbytres, conformément à la volonté de Dieu. Aux
évêques il revient maintenant de « présenter à Dieu les
offrandes » 5. De même que dans
l'Ancien Testament les offrandes n'étaient agréables à Dieu que
si elles étaient présentées par les ministres qu'il s'était
choisis, de même aujourd'hui l'offrande chrétienne doit être
présentée par des ministres établis par le Christ.
C'est donc bien dans la continuité de saint Paul que la liturgie
chrétienne des premiers siècles a donné aux évêques et aux
prêtres le titre de « sacrificateurs » (hiéreis en grec,
sacerdotes en latin). Comme lui, elle a vu dans l'Ancien
Testament la figure des sacrements chrétiens.
Le sacerdoce chrétien n'est que ministériel
Les Églises issues de la Réforme contestent cependant cette
attribution aux évêques et aux prêtres de fonctions
sacerdotales. Elles objectent que, dans le Nouveau Testament,
seul le Christ est notre Souverain Sacrificateur, il possède un
« sacerdoce exclusif » (Hb 7,24), il est « le seul médiateur
entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2,5).
Personne ne contredira cette affirmation paulinienne (tirée,
notons-le, d'une épître pastorale) que le Christ est le seul
médiateur. Nul autre que le Christ n'est à la fois Dieu et
homme, nul autre n'a donné sa vie pour réconcilier l'humanité
avec le Père, nul autre n'est l'auteur de notre sanctification.
Mais, en donnant aux évêques et aux prêtres le titre de
«sacrificateurs », la liturgie de l'Église primitive ne voulait
parler que d'un sacerdoce représentatif, exercé au nom du
Christ, seul vrai sacrificateur.
Il est indiscutable que seul le Christ est le vrai Pasteur de
son troupeau. Mais ce Pasteur invisible est représenté
visiblement par des hommes qu'on appelle des pasteurs. On ne
veut pas dire par là que les fidèles leur appartiennent, mais on
veut dire qu'ils sont les représentants visibles du Pasteur
invisible auquel nous appartenons tous. De même, le Christ est
le seul Docteur, le seul « didascale » de l'Église (Mt 23,8; cf.
Jn 13,13-14). Cependant, le Nouveau Testament lui-même n'hésite
pas à donner le titre de « didascales » à certains hommes (1 Co
12,28; Ep 4,11; Ac 13,1; 1 Tm 2,7; 2 Tm 1,11; Jc 3,1). On ne
veut pas dire par là que l'enseignement de l'Église se surajoute
à celui du Christ, mais on veut dire que les didascales
chrétiens enseignent avec l'autorité du Christ. De même enfin,
quand la liturgie de l'Église antique attribue aux évêques et
aux prêtres le titre de « sacrificateurs », elle ne nie pas pour
autant que seul le Christ possède le sacerdoce : elle veut dire
seulement que les ministres ordonnés sont des instruments du
sacerdoce du Christ, les représentants visibles du Sacrificateur
invisible. Ils reçoivent un sacerdoce « ministériel ».
Si les prêtres participent à la fonction pastorale et à la
fonction doctorale du Christ, ils participent également à sa
médiation sacerdotale.
La mission de présenter les offrandes
Dans l'Ancien Testament, la première mission des sacrificateurs
est de présenter à Dieu les oblations des Israélites. Dans le
Nouveau Testament, le sacrifice originaire, celui en lequel sont
récapitulés tous nos « sacrifices spirituels », est celui de la
personne du Christ, qui "s'est livré lui-même à Dieu pour nous,
en offrande et victime, comme un parfum d'agréable odeur"(Ep
5,2).
C'est le Christ lui-même qui a présenté cette offrande la veille
de sa mort, quand il a donné le pain et le vin à ses disciples,
en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. » C'est
toujours lui qui présente cette unique Offrande au Père, chaque
fois que ce même geste est répété dans une communauté chrétienne
en mémoire de lui 6. En effet, nous
dit saint Paul, "toutes les fois que vous mangez ce pain et que
vous buvez cette Coupe , vous annoncez la mort du Seigneur,
jusqu'à ce qu'il vienne" (1Co 11,26).
Le Christ est donc le Sacrificateur invisible qui offre sans
cesse son corps et son sang. Mais sa présence est manifestée
visiblement par le président de l'assemblée eucharistique, à qui
on donne de ce fait le titre de sacrificateur, en vertu du
ministère d'ambassade qui lui a été confié.
Qui est, dans le Nouveau Testament, le président de l'assemblée
eucharistique ? A l'origine, ce sont évidemment les Douze, seuls
témoins officiels de la dernière Cène, qui ont répété ce geste
dans la communauté. C'est d'ailleurs ce que laissent entendre
les Actes des Apôtres. Ils nous disent que les disciples «
étaient assidus à l'enseignement des apôtres et à la communion
fraternelle, à la traction du pain et aux prières » (Ac 2,42).
Les apôtres avaient donc une fonction d'enseignement. Leur
deuxième fonction était « la communion fraternelle » : ils
recevaient les dons des fidèles et les distribuaient aux pauvres
(Ac 4,34-35). Leur troisième fonction était de présider aux
prières; c'est ce qu'ils disent au moment de l'institution des
Sept : « Quant à nous, nous continuerons à assurer la prière et
le service de la Parole » (Ac 6,4). Les apôtres considèrent donc
comme une mission primordiale de présider la prière de
l'assemblée, dont le sommet est la fraction du pain.
Quant à Paul, il nous est dit qu'il présidait la fraction du
pain quand il était présent dans une communauté. C'est ce que
montrent les Actes des Apôtres lorsqu'ils décrivent la
célébration de la sainte Cène à Troas : « Paul rompit le pain et
mangea » (Ac 20,11). Mais aucun texte ne nous dit explicitement
qui présidait le repas eucharistique en son absence. Nous savons
seulement qu'à Antioche c'étaient les prophètes et les
didascales qui «célébraient le culte du Seigneur » (Ac13,2). La
pratique devait être la même à Corinthe, où il existait
également des prophètes et des didascales (1 Co 12,28 ).
Il semble évident qu'à l'époque néo-testamentaire l'eucharistie
était toujours présidée par ceux qui avaient la charge pastorale
de la communauté. En effet, c'est la mission du pasteur de
nourrir les brebis. Or l'Église doit être nourrie à la fois de
la Parole de Dieu et du Pain de vie. La mission de donner aux
fidèles le corps du Christ revient à ceux qui ont la charge de «
paître l'Église de Dieu » (Ac 20,28 ; 1 Co 9,7 ; 1 P 5,2)7.
C'est donc au titre de leur mission pastorale que les ministres
ordonnés tiennent dans l'assemblée eucharistique la place du
Christ Sacrificateur, qui « donne sa vie pour ses brebis ».
Il est historiquement invraisemblable que la mission de présider
le banquet eucharistique ait été confiée dans l'Église
apostolique à de simples fidèles, qui n'étaient ni apôtres, ni
prophètes, ni didascales, ni higoumènes, ni épiscopes ou
presbytres. En effet, d'une part, il n'existe aucun témoignage
en ce sens dans le Nouveau Testament. Et surtout, d'autre part,
on constate que dans l'Église postérieure cette pratique est
complètement exclue. Seuls les évêques et les prêtres sont admis
à cette fonction. Or, si l'usage avait été contraire aux temps
apostoliques, il y aurait certainement eu des résistances, des
discussions, des communautés dissidentes invoquant l'autorité
des apôtres. De cela nous ne trouvons aucune trace dans la
littérature ancienne. Jamais il n'y a eu aucun contentieux sur
ce point entre les Églises d'Orient et l'Église d'Occident. Il
s'agit d'une pratique universelle, possédée pacifiquement par
les chrétiens du monde entier.
C'est sur cette pratique universelle que l'Église catholique
s'est toujours appuyée pour dire que les évêques et les prêtres,
pasteurs du troupeau de Dieu, ont en propre la mission d'offrir
au nom du Christ le sacrifice eucharistique, et que leur
ministère doit donc être qualifié de « sacerdotal».
Le ministère de la réconciliation
La seconde finalité du sacerdoce de l'Ancien Testament est de
remettre les péchés du peuple. Cette fonction appartient aux
différents sacrificateurs, quand ils offrent les sacrifices pour
le péché (Lv 6,17-23, etc.), et surtout au grand sacrificateur,
qui offre chaque année les victimes de la fête des Expiations (Lv
16; Nb 29, 7-11).
En remettant les péchés aux hommes (Mt 9,2; Mc 2,5; Lc 5,20; Le
7,48 ), Jésus a montré qu'il possédait le vrai sacerdoce. Mais
c'est avant tout dans son sacrifice pascal qu'il nous a obtenu
la rémission des péchés (Mt 26,28 ). C'est pourquoi saint Luc
n'hésite pas à nous présenter Jésus comme un grand
sacrificateur, qui, une fois achevé le sacrifice, tel un nouvel
Aaron, « lève les mains et bénit » ses disciples (Lc 24,50 ; cf.
Lv 9,22 ; Si 50,20) ; alors ses disciples « se prosternent
devant lui » (Lc 24,52; cf. Lv 9,24; Si 50,21). L'épître aux
Hébreux développera cette théologie, en montrant que tous les
sacrifices de l'Ancien Testament n'étaient que « l'ombre des
réalités à venir » (Hb 10,1), c'est-à-dire la préfiguration du
sacrifice de la Croix, dont le Christ est le Souverain
Sacrificateur (Hb 9,11).
Toutefois, pour que la rémission des péchés nous soit accordée,
il est nécessaire que nous accueillions librement ce don de
Dieu, par la foi et le repentir. C'est pourquoi il est
indispensable que « le repentir en vue de la rémission des
péchés soit proclamé à toutes les nations » (Lc 24,47), par ceux
qui ont été les « témoins » des souffrances et de la
résurrection de Jésus (Le 24,48 ). C'est ainsi que dans les
Actes des Apôtres nous voyons sans cesse les témoins de
l'Évangile annoncer « la rémission des péchés » (Ac 2,38; 5,31;
10,43 ; 13,38 ; 26,18 ). La prédication de l'Évangile est en
elle-même une mission sacerdotale, car elle permet au sacerdoce
du Christ de produire ses effets salutaires dans le cœur des
croyants. Paul avait bien conscience de cet aspect de son
ministère : "Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ et
nous a confié le ministère de la réconciliation" (2 Co 5,18 ).
Il faut cependant observer que, dans le Nouveau Testament, la
rémission des péchés ne s'opère pas seulement par la
prédication. Plusieurs textes montrent clairement que Jésus a
transmis aux Douze la pratique d'un acte judiciaire, par lequel
les péchés sont remis à ceux qui manifestent les dispositions
nécessaires pour recevoir ce bienfait : "Recevez l'Esprit saint.
Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis.
Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus"(Jn 20,
22-23 ).
A cette parole conservée dans le quatrième évangile
correspondent celles qui ont été transmises par Matthieu, dans
le contexte d'un enseignement sur le pardon : "En vérité, je
vous le déclare : tout ce que vous lierez sur la terre sera lié
au ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié au
ciel"(Mt 18,18 ).
En exerçant ce pouvoir de remettre les péchés, les Douze et
leurs héritiers sont les instruments du sacerdoce du Christ, qui
nous réconcilie avec le Père.
Le dialogue oecuménique
Si le vocabulaire sacerdotal n'a pas été employé pour les
ministres de l'Évangile dans le Nouveau Testament, c'est parce
que l'Église apostolique n'a réfléchi que tardivement sur le
sacerdoce du Christ lui-même, qui n'appartenait pas à la tribu
sacerdotale de Lévi. Il faut attendre l'épître aux Hébreux pour
que cette notion soit mise en évidence. A plus forte raison, il
était impossible que le titre de « sacrificateurs » fût donné
aux ministres de la Nouvelle Alliance, tant que perdurait le
culte du Temple juif. Il en serait résulté trop de confusion.
Il n'en est que plus significatif que Paul ait fait un parallèle
entre les desservants de l'autel et les ouvriers de l'Évangile
(1 Co 9,13-14). De plus, il a par deux fois décrit son propre
ministère dans un vocabulaire liturgique, disant qu'il « rendait
un culte à Dieu en annonçant l'Évangile de son Fils » (Rm 1,9),
et qu'il était un officiant de Jésus-Christ auprès des païens,
consacré au ministère de l'Évangile de Dieu, afin que les païens
deviennent une offrande qui, sanctifiée par l'Esprit saint, soit
agréable à Dieu (Rm 15,16).
Il avait donc le pressentiment de la dimension sacerdotale du
ministère apostolique, qu'il appartenait à l'Église
postapostolique de mettre clairement en lumière.
Il est injuste de la part des réformés d'accuser l'Église
catholique d'attribuer aux prêtres un rôle médiateur qui
s'ajoute à l'unique médiation du Christ. Les prêtres ne sont que
les signes visibles de la médiation invisible du Christ. Ils ont
pour rôle de manifester que l'Église ne se donne pas à elle-même
sa sainteté, mais qu'elle la reçoit d'un Autre, dont les prêtres
sont les ambassadeurs. De même que le ministre ordonné
représente le Christ comme Pasteur et Docteur, de même il le
représente comme Souverain Sacrificateur. Le serviteur ne se
substitue pas au maître, il signifie sa présence.
En revanche, il est indispensable que les catholiques aient bien
conscience que le sacerdoce des prêtres n'est que «
représentatif » ou « ministériel ». L'emploi intempestif du mot
« sacerdoce » ne peut que gêner le dialogue oecuménique. Il a
d'autre part l'inconvénient de déplacer l'équilibre des charges
ministérielles : le rôle du prêtre n'est pas d'abord de
baptiser, d'absoudre ou de célébrer l'eucharistie ; il est
d'évangéliser, de conduire à la foi, car c'est seulement dans la
foi que les sacrements peuvent être célébrés et conduire au
salut. D'ailleurs, qui pourrait douter, en voyant agir les
prêtres de notre temps, que le secret de leur vie est la passion
d'annoncer l'Évangile à tous ?
1.CONCILE DE TRENTE, Décret sur le sacrement de l'ordre (15 juillet 1563), chap. 1 et can. 1 (DENZINGER-SCHÖNMETZER, 1764 et 1771).
2.A. GOUNELLE, « Le sacerdoce universel », dans Études théologiques et religieuses 63 (1988 ), p. 430.
3.Didachè, XIII, 1-3.
4.CLÉMENT de Rome, Épître aux Corinthiens, XL, 5.
5.Aux Corinthiens, XLIV, 4.
6.Dans la pensée biblique, le « mémorial » (zikkarôn, Ex 12,14; 13,9) est une actualisation de l'événement fondateur du passé au profit de la génération présente. La messe est donc l'actualisation du sacrifice de la Croix. Comme l'écrit le théologien protestant F.-J. LEENHARDT, « la cène est une pâque renouvelée en fonction de l'action rédemptrice nouvelle que Dieu accomplit en Jésus-Christ. II y a donc davantage qu'une commémoration. Le passé rédempteur devient le présent de la foi. Cc que Dieu a fait une fois, il continue de le faire. 11 l'a fait pour tous, il le fait encore pour chacun. Quand on dit que Dieu a agi une fois pour toutes, on ne veut pas dire qu'il a cessé d'agir, après avoir accompli un acte qui le dispense d'agir encore. On veut dire que son action continue et se poursuit, essentiellement identique, à travers toutes les actions qui la prolongent et la réalisent à nouveau » (Ceci est mon corps. Explication de ces paroles de Jésus-Christ, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1955, p. 44).
7.Pour l'exégète
protestant P. H. MENOUD, « il semble certain que les
presbytres-épiscopes des Actes (20,17), et les presbytres de 1
Pierre (5,14) chargés de " paître le troupeau " de Dieu,
s'acquittent en fait d'une double mission : prêcher l'Évangile
et célébrer les sacrements, car les fidèles se nourrissent à la
fois de la parole de Dieu et de l'eucharistie » (« Prédication
de l'Évangile et célébration des sacrements dans l'Église
naissante », dans Jésus-Christ et la Foi, Neuchâtel, Delachaux
et Niestlé, 1975, p. 352).