À la poursuite du
septième jour adventiste
Par Joseph M. Pavicic

L’adventisme
du septième jour provient d’une fausse prédiction de la parousie de
William Miller (1782-1849), un ministre baptiste, qui a interprété
la prophétie des 2,300 jours du Daniel 8:14 en indiquant que l’an de
l’avènement du Christ serait 1843 (plus tard révisé à 1844). Il ne
tenait pas compte de l’avertissement de l’ancien testament qui dit
que :
«Quant à la date de ce jour, et à l’heure, personne ne les connaît»
(Mathieu 24:36).
Lorsque le Christ n’est pas revenu selon sa prédiction, Miller cessa
de fixer des dates, mais quelques-uns de ses disciples ne désiraient
pas reconnaitre leur erreur. Ils continuaient d’insister sur le fait
que la fin était imminente. Ils réinterprétèrent de nouveau la
prophétie pour lui faire dire qu’elle démontrait que le ministère
céleste du Christ entrait dans une phase nouvelle en 1844. Plusieurs
chefs de ce groupe, à travers une série de «sagacités théologiques»
furent “confirmées” par les visions de Ellen Gould White
(1827-1915), qui était vue comme une prophétesse dans le mouvement.
Ainsi, ils ont engendré la dénomination adventiste du septième jour.
Une des «sagacités théologiques», est que les chrétiens sont tenus
d’observer la sabbat juif, ce qui conduisit les adventistes du
septième jour à conclure qu’ils étaient l’Église de Dieu jusqu’au
temps de la fin. Comme les réformateurs croyaient qu’ils avaient
retrouvé le principe de la justification par la foi, les adventistes
pensaient qu’ils avaient sauvé la loi de Dieu des corruptions
catholiques.
Bien que l’adventisme du septième jour tire beaucoup de ses origines
dans la théologie baptiste, il est considéré comme hétérodoxe par
les fondamentalistes et les évangéliques car plusieurs d’entre eux
pensent que l’adventisme est une secte non chrétienne à cause des
déviances doctrinales.
Probablement que le premier point théologique avec lequel un
adventiste du septième jour défiera un catholique; est la croyance
que le sabbat juif doit encore être respecté pas les chrétiens. Ceci
est le principe qui est au centre de l’enseignement adventiste. Dans
la théologie adventiste, l’Église catholique est la fameuse
prostituée de Babylone, décrite dans Apocalypse 17 parce qu’ elle
piétinait les commandements de Dieu en changeant l’observation du
sabbat pour le dimanche. En fait, les adventistes du septième jour
apprennent que «conserver le dimanche» sera la marque de la bête et
ce sera clair quand l’ordre divin ira de l’avant pour observer le
sabbat.
L’ordre divin est apporté par l’ange de l’Apocalypse 14:7 qui dit:
«adorez donc Celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les
sources».
Puisque le verset suggère que Dieu est le créateur et que le sabbat
est un mémorial à respecter de la création, les adventistes
concluent que l’ange clarifiera à ce moment que l’observation du
culte le dimanche est de l’idolâtrie.
Le verset très pertinent qui réfute l’adventisme sur ce point-là est
Colossiens 2:16:
«Dès lors, que nul ne s’avise de vous critiquer sur des questions de
nourriture et de boisson, ou en matière de fêtes annuelles, de
nouvelles lunes ou de sabbats».
Les adventistes du septième jour prétendent que Paul parlait ici du
cérémonial, mais la majorité des universitaires, protestants, et
catholiques, sont d’accord pour dire que Paul parle ici des
observations annuelles, mensuelles et hebdomadaires, incluant le
sabbat hebdomadaire. Un verset similaire est dans l’épitre aux
Galates 4:10.
Il existe des preuves allant dans le sens de l’Église catholique,
que l’Église primitive, a remplacé le sabbat juif par le dimanche en
commémoration de la résurrection du Christ au premier jour de la
semaine. Ce jour-là a été appelé «le jour
du Seigneur» (Apocalypse 1:10). Il est le jour où les
chrétiens se rassemblaient pour «rompre le pain» (Actes 20:7) et le
jour que les Corinthiens ont réservé pour
effectuer la quête en faveur des pauvres et des églises (1
Corinthiens 16:2).
Ignace d’Antioche (c. 110) a écrit :
« Si donc ceux qui vivaient dans l’ancien ordre de choses sont venus
à la nouvelle espérance, n’observant
plus le sabbat, mais le jour du Seigneur, jour où
notre vie s’est levée par lui et par sa mort, —
quelques-uns le nient ; mais c’est par ce mystère que nous
avons reçu la foi, et c’est pour cela que nous tenons ferme, afin
d’être trouvés de véritables disciples de Jésus-Christ, notre seul
maître » (Lettre aux Magnésiens).
Au milieu du deuxième siècle, Justin Martyr (le philosophe),
expliqua pourquoi le dimanche est le jour que les chrétiens gardent
:
"Si nous nous rassemblons le jour du
soleil(dimanche), c’est
parce que ce jour est celui où Dieu, tirant la matière des ténèbres,
commença à créer le monde, et aussi celui où Jésus-Christ notre
Sauveur ressuscita d’entre les morts ; car les Juifs le crucifièrent
la veille du jour de Saturne(samedi), et le lendemain de ce jour,
c’est-à-dire le jour du soleil(dimanche), il apparut à ses
disciples, et leur enseigna ce que nous avons livré à vos
méditations." (Première Apologie 67 [A.D. 155]).
Un adventiste du septième jour, ripostera par l’argument que la
première Église a apostasié les enseignements du Christ après la
mort des apôtres. L’argument est indéfendable. Les premiers
chrétiens étaient conservateurs théologiquement, s’apprêtaient à
souffrir comme martyrs plutôt que de compromettre la plus petite
partie de la foi reçue des apôtres. De plus, accuser l’Église
d’apostasie générale contredit l’enseignement du Christ qui dit que
«les Portes de l' Hadès ne tiendront pas
contre elle» (Mathieu 16:18).
Une autre doctrine sur laquelle, les adventistes du septième jour
aiment bien défier les catholiques est celle sur la doctrine de
l’extinction de l’âme. Les adventistes enseignent que l’âme d’un
homme n’est pas consciente après la mort, mais que l’âme entre dans
une sorte de sommeil quand le corps est décédé. Quand la
résurrection survient, les corps et les âmes seront ranimés. Les
personnes justes entreront dans la vie éternelle, tandis que les
personnes mauvaises seront punies par le feu jusqu’à leurs morts et
ils cesseront d’exister une fois de plus. La doctrine de
l’extinction de l’âme est le corolaire de la doctrine qui dit que la
punition de l’âme n’est pas éternelle. Cette doctrine est partagée
avec les témoins de Jéhovah et l’"église"
universelle de Dieu de Herbert W. Armstrong qui
découlent de l'adventisme tout comme plusieurs sectes.
« Je me sens pris dans cette alternative :
d’une part, j’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ, ce
qui serait, et de beaucoup bien préférable; mais de l’autre,
demeurer dans la chair est plus urgent pour votre bien».
(Philippiens 1, 22-24)
Il est dit qu’il préfère être un martyr avec le Christ
(et mourrir en étant avec le Christ qui
est vivant), mais il comprend qu’il est
nécessaire pour lui d’être vivant pour répandre l’Évangile par son
enseignement. Si l’âme «dort» (cesse d’exister vraiment) à la mort,
comment est-ce qu’il peut être «mieux» d’être martyrisé,
plutôt que de continuer d’avoir un travail
fructueux ici sur la terre?
Les adventistes affectionnent les citations de l’Écclésiaste
(3,19-21) ainsi que les autres passages de
l’ancien testament qui semblent indiquer qu’il n’y a pas de vie
après la mort. Les passages sont soit écrits pour relater un point
de vue humain ou encore ils sont basés sur la révélation qui a cette
époque était encore incomplète chez les Israélites concernant la vie
après la mort. C’était seulement quand Jésus apporta «cette grâce
qui a été maintenant manifestée par
l'Apparition de notre Sauveur le Christ Jésus, qui a détruit la mort
et fait resplendir la vie et l'immortalité par le moyen de
l'Évangile,» (2 Timothée 1 :10), qu’il est devenu clair quel était
l’état de l’âme après la mort.
La Bible enseigne l’éternité de l’enfer.
Jésus dit en Mathieu 25 :46 :
«Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle et les justes à
une vie éternelle». Si les adventistes concèdent que la vie
éternelle n’a pas de fin, ils doivent aussi concéder que la peine
éternelle n’aura pas de fin.
Un dernier point : c’est une bonne tactique d’accentuer les
croyances communes des adventistes et des catholiques, comme
l’Incarnation, la Résurrection, et la Parousie. Un autre domaine où
les adventistes sont d’accord avec les catholiques est qu’un croyant
«né de nouveau» peut être perdu à travers la désobéissance à Dieu.
Ceci est en contraste avec la doctrine de la sécurité éternelle,
tenue par la plupart des fondamentalistes
évangéliques. Expliquer les points en commun aidera à réfuter
quelques-unes des idées fausses des adventistes concernant la foi
catholique.
Source :
catholic.com